
Les données sur l’emploi aux États-Unis ont été publiées : les Non-Farm Payrolls et le chômage. Comment les marchés ont-ils réagi ?
Le vendredi 8 mai, le BLS (Bureau of Labor Statistics) américain a publié les dernières données sur le marché du travail. Plus précisément, le rapport couvre les Non Farm Payrolls (NFP) — le nombre de nouveaux emplois créés hors secteur agricole — et le taux de chômage. Quelle est la situation actuelle ? Comment les marchés se sont-ils comportés, et pourquoi ?
Les données : Non Farm Payrolls et taux de chômage
La publication du 8 mai est la cinquième de l’année 2026, mais allons droit au but : les NFP ont augmenté de 115 000, un chiffre bien supérieur aux attentes qui tablaient sur 62 000 nouveaux emplois, tandis que le taux de chômage est resté inchangé à 4,3 % par rapport à avril, conformément aux prévisions.
Les implications
Comme chacun sait, le monde financier accorde une importance majeure à ces rapports car le marché du travail est un indicateur extrêmement surveillé, d’autant plus depuis que la Réserve fédérale a publié les procès-verbaux (Minutes) de son FOMC de mars. Pour évaluer ses futures décisions de politique monétaire, la banque centrale américaine surveille de près à la fois la situation de l’emploi et la stabilité des prix. Avec le déclenchement de la guerre en Iran — dont vous pouvez retrouver le récapitulatif des réactions des marchés depuis le début du conflit à ce lien — et les pressions inflationnistes qui en découlent, il est crucial qu’au moins le premier de ces deux indicateurs reste positif.
Sur la base de ces éléments, la chaîne logique qui guide les marchés depuis le début de l’année 2026 est la suivante : si les NFP s’avèrent inférieurs aux prévisions et que le taux de chômage augmente, la probabilité que le FOMC puisse relever les taux d’intérêt plus tard dans l’année s’accroît — si vous vous intéressez aux réunions de politique monétaire, vous trouverez le calendrier complet des réunions du FOMC 2026 ici.
Prévisions pour le FOMC d’avril
Le FedWatch du groupe CME, un outil qui calcule la probabilité de baisse des taux du FOMC sur la base des prix des contrats à terme Fed Funds (futures), situe actuellement le scénario de statu quo (No Change) à 98,1 %, tandis qu’une baisse de 25 points de base — c’est-à-dire 0,25 % — affiche une probabilité de 0 %. Vous avez bien lu : les 1,9 % restants représentent une hausse des taux.
Même si la prochaine réunion est encore éloignée, l’Indice des prix à la consommation (IPC) de mai — le deuxième depuis le déclenchement du conflit en Iran — indique un retour important de l’inflation : le prix du pétrole Brent, qui oscille désormais de manière stable autour des 100 $ le baril, pousse à la hausse le coût global de la vie.
Et ensuite ?
Au cours des prochains jours, nous assisterons très probablement à une forte volatilité sur les marchés, en particulier du côté des cryptos. L’environnement actuel est fortement dicté par les émotions, capables de déplacer des centaines de milliards de dollars de capitaux en quelques heures seulement.Dans tous les cas, we will be right here to keep you updated on the news and events moving the markets. Inscrivez-vous sur Young Platform pour ne rien rater de ce qui compte !



